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Comment une meilleure qualité d’air intérieur augmente l’efficacité au travail ?

05/07/2022

Un adulte travaillant dans le secteur tertiaire passe en moyenne 35 heures hebdomadaires dans des immeubles de bureaux.  

Les enfants et les adolescents passent également plus de 30 heures par semaine au sein des établissements scolaires : entre les salles de classe, le gymnase et la cantine, ils passent la majorité de leur temps à l’intérieur.

Dans ces espaces confinés, adultes comme enfants sont continuellement exposés à la pollution de l’air intérieur : particules, micro-organismes, allergènes, composés chimiques…

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé, l’air intérieur est 8 fois plus pollué que l’air extérieur.

On connaît bien désormais les effets néfastes de la pollution de l’air intérieur sur la santé : maux de tête, fatigue, irritations des yeux et de la gorge…

En revanche, l’impact de la qualité de l’air intérieur (QAI) sur l’efficacité intellectuelle commence seulement à être documenté.

Avec des résultats surprenants…

Meilleure capacité de concentration, amélioration de la mémorisation, augmentation de l’efficacité, baisse de l’absentéisme et des arrêts maladie… Découvrez comment l’amélioration de la qualité d’air intérieur peut booster la productivité au travail.

Qualité de l’air intérieur : une meilleure capacité à prendre des décisions

La pollution de l’air intérieur joue un rôle déterminant dans le bien-être des travailleurs et dans leur efficacité.

Des études récentes menées aux Etats-Unis ont démontré le rôle de la qualité de l’air intérieur dans la performance au travail.

En 2016, des équipes des universités américaines de Harvard et de Syracuse ont ainsi cherché à mesurer l’impact d’une meilleure QAI sur les performances professionnelles.

Pendant 6 jours, ils ont placé des volontaires dans des bureaux avec différents niveaux de ventilation, de CO2 et d’émissions de Composés Organiques Volatils (COV).

A l’issue de la période d’exposition, chaque participant a passé un test d’évaluation de ses capacités cognitives comme la capacité à traiter l’information, à prendre des décisions stratégiques ou à réagir aux crises.Le résultat de l’étude est sans appel : les capacités cognitives ont doublé chez les participants présents dans les bâtiments avec la meilleure QAI.

Une étude plus récente encore a été menée à grande échelle dans 6 pays.

Pendant un an, une équipe de recherche d’Harvard a soumis 302 employés de bureau à deux tests cognitifs : 

  • Le premier test consistait à identifier correctement la couleur utilisée pour écrire un mot désignant une autre couleur. Ex : désigner la couleur rouge en voyant le mot vert.
  • Le second test consistait en des additions et des soustractions simples.

Les participants à l’étude réalisaient ces tests dans des conditions variables de qualité d’air intérieur : les scientifiques faisaient ainsi varier la concentration en CO2 ou en particules fines dans l’air de la pièce.

Ils ont ainsi constaté qu’une plus forte concentration en particules fines (PM2.5) et en CO2 dans l’air augmente le temps de réponse aux tests et l’exactitude des réponses.

Comme l’explique Joseph Allen, professeur associé à la School of Public Health de Harvard :

« L’air que vous respirez au bureau a un impact immédiat sur votre fonction cognitive. »

 Une autre recherche menée par le Laboratoire National Lawrence Berkeley a montré que l’amélioration de la QAI pouvait augmenter de 10% la performance au travail.

L’amélioration de la QAI nécessite des investissements dans les équipements de ventilation et de traitement de l’air des bâtiments. Mais le jeu en vaut largement la chandelle :

Pourquoi l’investissement dans la QAI est rentable pour les entreprises

En s’appuyant sur l’étude américaine BASE menée dans 100 immeubles de bureaux, des chercheurs ont découvert que, parmi les employés interrogés : 

  • 28% avaient déclaré au moins un jour d’arrêt maladie dû au syndrome du bâtiment malsain.
  • 4 sur 10 ont ressenti une baisse de productivité à cause de la mauvaise qualité d’air intérieur.

Les conclusions de cette analyse sont effarantes : la perte de productivité dans ces bâtiments entraînerait une perte financière de 208 227$ par bâtiment et par an !!!

La School of Public Health de Harvard a même chiffré l’absentéisme résultant d’une mauvaise qualité de l’air intérieur à 480 $ par travailleur et par an.

A l’inverse, en améliorant la qualité de l’air intérieur dans un immeuble de bureaux, on pourrait obtenir des gains en productivité 60 fois supérieurs aux coûts des travaux nécessaires à cette amélioration de la QAI

Une analyse complète menée par Carnegie Mellon a montré qu’une meilleure QAI au travail permettait de : 

  • Diminuer les coûts de santé de 1.3% ;
  • Gagner jusqu’à 18% de productivité supplémentaire ;
  • Obtenir un retour sur investissement jusqu’à 120%.

La question n’est donc plus de savoir si l’investissement dans l’amélioration de la QAI en vaut la peine. Au-delà des obligations réglementaires et d’une démarche RSE, une meilleure QAI, c’est aussi une meilleure rentabilité pour les entreprises.  

Comment la qualité de l’air intérieur impacte les résultats scolaires ?

Dans les écoles, collèges, lycées et même les universités, les élèves n’échappent pas à la règle : une meilleure qualité d’air intérieur permet d’améliorer les résultats scolaires. 

Il semble en effet évident que les effets de la pollution de l’air intérieur altèrent les capacités de concentration et d’attention : un élève fatigué, souffrant de maux de tête ou d’irritations oculaires, aura plus de difficultés à suivre attentivement un cours ou à réussir un contrôle. 

De la même manière, les enseignants sont directement impactés par une mauvaise qualité de l’air intérieur. 

Une étude menée auprès d’étudiants américains a montré que les élèves travaillant dans des salles de classe bien ventilées obtenaient des résultats 15% supérieurs aux élèves travaillant dans des salles de classe avec un mauvais renouvellement de l’air.

Au Texas, Franck DiNella, responsable du district scolaire indépendant Keller, déclare même que :

“Notre district a mis en place un plan de gestion de la QAI qui a conduit à un succès académique sans précédent de nos étudiants. Nous avons constaté une augmentation de 17.3% des résultats aux examens et une augmentation de la présence en cours qui atteint 97%, permettant aux étudiants de passer plus de temps en  classe.”

Comment est-ce possible ?

Un traitement efficace de l’air intérieur permet d’éliminer les polluants dont les virus, les bactéries et les allergènes. Ce sont autant de risques de contamination qui sont écartés : dans des salles de classe où l’air est suffisamment renouvelé et bien purifié, le taux d’absentéisme diminue significativement. Et on sait que le taux de réussite des élèves est étroitement lié à leur présence en cours.

De plus, un autre “polluant” de l’air intérieur joue un rôle clé dans l’altération des capacités intellectuelles : il s’agit du dioxyde de carbone.

Pour bien fonctionner, le cerveau a besoin d’oxygène

Alors que le cerveau ne représente que 2% du poids du corps, il consomme à lui-seul environ 20% de l’oxygène que nous respirons. 

Or un air intérieur mal renouvelé avec une forte concentration en CO2, c’est automatiquement un air de moins bonne qualité pour les neurones. 

Les scientifiques ont démontré que le cerveau commence à perdre sa capacité à apprendre ou à manier des informations complexes quand le niveau d’oxygène dans une pièce est bas. 

Dans des salles de classe surchargées avec un mauvais renouvellement de l’air, la concentration en dioxyde de carbone augmente rapidement. 

La mesure du CO2 se fait en “parties par million” ou PPM. Cette unité de mesure permet d’estimer le nombre de molécules de CO2 pour un million de molécules d’air. 

Au-delà de 750 PPM de CO2, le cerveau ne fonctionne plus normalement. 

Le tableau ci-dessous montre comment le cerveau performe pour 9 catégories d’activité mentale, en fonction de la concentration de CO2 dans l’air.

Plus l’exercice intellectuel est compliqué (tâches les plus complexes à droite du tableau), plus le cerveau est impacté par la concentration en CO2 dans l’air intérieur.La concentration en CO2 dans l’air intérieur est l’indicateur que le Haut Conseil en Santé Publique recommande de suivre en priorité pour mesurer la QAI.

Comment surveiller la QAI dans les espaces de travail ?

La mise en place de compteurs de CO2 dans les bureaux ou les salles de classe permet de suivre en temps réel la qualité de l’air intérieur. Les appareils de mesure sont généralement équipés de système d’alerte quand le seuil défini est dépassé.

Dans certains espaces de travail plus exposés à la pollution de l’air intérieur, il peut être judicieux de coupler la mesure du CO2 à un compteur de particules fines

Dans tous les cas, ces appareils de mesure sont là pour vous alerter. En complément, vous devez vous assurer de prendre les mesures adéquates pour améliorer votre QAI.

Comment garantir une bonne qualité d’air intérieur au travail ?

En complément d’un dispositif de surveillance de la QAI, plusieurs mesures sont à prendre pour protéger vos employés ou vos élèves : 

  • Réduisez les sources de pollution 

Dans les bureaux ou dans les salles de classe, les sources de pollution de l’air sont nombreuses. Placez les imprimantes et photocopieuses dans une pièce à part pour limiter la diffusion de produits chimiques comme l’ozone dans l’air ambiant. Choisissez des meubles et des matériaux de décoration émettant peu de polluants. Évitez l’utilisation de fournitures scolaires ou de bureau contenant des solvants (cétones, hydrocarbures), des parfums ou des conservateurs (formaldéhyde par exemple). 

  • Assurer un bon renouvellement de l’air

Pour diminuer la concentration en CO2 dans une pièce, il est recommandé de renouveler l’air 10 à 15 fois par jour. Vérifiez que votre système de ventilation mécanique type VMC ou CTA est suffisamment performant. En complément, une ouverture régulière des fenêtres permet un apport d’air neuf sauf si vos locaux sont à proximité d’une source de pollution extérieure (voie de circulation, usine, zone de travaux…). 

  • Epurez l’air avec un purificateur professionnel

L’installation d’unités mobiles de purification de l’air vous permet d’éliminer en continu les polluants présents dans l’air tels que les COV, les micro-organismes comme les virus ou bactéries, les particules inertes ou encore les allergènes. Retrouvez ici les 7 critères à connaître pour bien choisir votre purificateur d’air professionnel

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Notes :

¹ Allen JG, MacNaughton P, Satish U, Santanam S, Vallarino J, Spengler JD. Associations of Cognitive Function Scores with Carbon Dioxide, Ventilation, and Volatile Organic Compound Exposures in Office Workers: A Controlled Exposure Study of Green and Conventional Office

Environments. Environ Health Perspect. 2016 Jun;124(6):805-12. doi: 10.1289/ehp.1510037. Epub 2015 Oct 26. PMID: 26502459; PMCID: PMC4892924.

² Laurent, Jose & Macnaughton, Piers & Jones, Emily & Young, Anna & Bliss, Maya & Flanigan, Skye & Vallarino, Jose & Chen, Ling & Cao, Xiaodong & Allen, Joseph. (2021). Associations between acute exposures to PM 2.5 and carbon dioxide indoors and cognitive function in office workers: a multicountry longitudinal prospective observational study. Environmental Research Letters. 16. 094047. 10.1088/1748-9326/ac1bd8.

³ Rohr, A. C. and H. Brightman (2003). « Effects of building characteristics on self-reported productivity of office workers: The base study. » Healthy Buildings

⁴ Wargocki, Pawel & Djukanovic, R.. (2005). Simulations of the potential revenue from investment in improved indoor air quality in an office building. ASHRAE Transactions. 111. 699-711.

⁵ Carnegie Mellon (2004) Guideline for High Performance Buildings – Ventilation and Productivity –

⁶ Shaughnessy, R.J., et al. 2006. A preliminary study on the association between ventilation rates in classrooms and student performance. Indoor Air 16(6): 465-468