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Qui mesure la qualité de l’air ?

02/12/2022

Quels sont les organismes et structures habilités pour mesurer la qualité de l’air intérieur ? En tant que responsable ou exploitant d’un établissement recevant du public, vous êtes amenés à vous poser la question. Cette surveillance est devenue incontournable depuis que le dispositif légal français s’est étoffé. Nous souhaitons ici vous apporter un éclairage complet  : quelles sont vos obligations en matière de qualité de l’air ? Qui peut vous accompagner et comment prendre en main la santé et le bien-être des usagers ? 

 

Évaluation de la qualité de l’air : ce que dit la loi

Les établissements recevant du public dit sensible ont pour obligation de déployer une surveillance de leur qualité de l’air. Les structures sanitaires et médico-sociales sont les dernières impactées, elles doivent se mettre en règle d’ici le 1er janvier 2023. Toutes les personnes identifiées comme fragiles, et non plus seulement les mineurs, sont concernées, c’est-à-dire :

  • Enfants ;
  • Adultes handicapés ;
  • Personnes âgées ;
  • Usagers des piscines couvertes (un cas particulier qui s’explique par une atmosphère chaude et humide à risque sanitaire décuplé). 

 

Pour cela, 2 solutions :

  1. Mesurer les taux de 3 polluants (formaldéhyde, benzène et CO2) via des campagnes menées par un organisme accrédité par la COFRAC.
  2. Conduire une autoévaluation de la QAI et déployer un plan d’action dédié.

Dans le premier cas, vous devrez renouveler l’intervention tous les 7 ans afin de prolonger votre certification. Ce qui consiste en des relevés sur plusieurs jours suivis d’analyses en laboratoire. Avec la seconde option, vous vous engagez dans une démarche d’amélioration durable de la qualité atmosphérique. Notez bien que si vous désirez préserver la santé des usagers, il est indispensable de considérer plus que les 3 composés chimiques précités. 

 

Mesure de la qualité de l’air : pour aller plus loin

Bon à savoir

La performance des élèves est supérieure de 12 % lorsque le taux de confinement chute (taux de CO2)

Afin de guider les responsables d’établissements, l’Anses, l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, a établi des Valeurs Guides de l’Air Intérieur (VGAI) pour une dizaine de polluants atmosphériques. Leur travail permet de viser des valeurs cibles à court et à long terme, en particulier : 

Paramètres

Valeurs guides

Radon

< 300 Bq/m3 

Formaldéhyde

< 10 µg/m3

Benzène

< 2 µg/m3

Particules fines PM2,5

< 10 µg/m3

CO

< 10 mg/m3

CO2

< 1000 ppm

 

Les polluants biologiques, tels que les bactéries, virus et champignons, restent des éléments majeurs de contamination de l’air. Il n’existe pas de seuil officiel, mais il est possible de limiter leur présence dans une pièce en renouvelant l’air, 5 à 10 minutes par jour. L’emploi d’unités mobiles de traitement de l’atmosphère intérieure s’avère efficace lorsque :

  • Les conditions ne permettent pas l’aération naturelle d’un local (pic de pollution, températures extrêmes, ouvrants condamnés, etc.).
  • La densité humaine exige d’intensifier l’épuration de l’air.
  • Les usagers occupent de manière prolongée, voire continue, un lieu clos.  

Il a été prouvé que la gamme de purificateurs HEPA H14 capture 99,995 % des particules présentes dans l’air. La filtration mécanique haute performance, développée par airinspace et mise à disposition du grand public, répond à vos besoins.

 

Qui mesure la QAI : entreprise accréditée ou service qualité interne

Revenons sur ce que dit le dispositif réglementaire de surveillance de la qualité de l’air pour les ERP : 

  1. Faire appel à un organisme accrédité pour réaliser une campagne de mesures ;
  2. Ou s’inscrire dans une démarche d’amélioration continue de la qualité de l’air en mettant en œuvre un plan d’action dédié.

Le Comité français d’accréditation (COFRAC) liste les structures sur lesquelles s’appuyer afin d’effectuer vos mesures de la qualité de l’air. Dans le second cas, vous prenez en main durablement ces questions et vous mandatez votre propre service qualité. Il aura pour missions de mesurer et suivre les taux de polluants de vos locaux, de poser un diagnostic lorsqu’un dépassement se produit puis de définir les actions correctives associées. 

Contrôler les taux d’agents physique, chimique ou biologique de vos locaux est l’une des étapes essentielles afin de maintenir un air sain. Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur un organisme accrédité ou mesurer la qualité de l’air via votre service qualité interne. Nos conseils pour une gestion de la QAI structurée : 

  • Purifier et mesurer en continu avec des appareils professionnels ; 
  • Exploiter vos données, c’est-à-dire corréler vos résultats avec la surveillance de vos activités pour en déduire l’impact de certains comportements, machines, conditions d’utilisation, etc. sur les niveaux de polluants de l’air. 
  • Agir et lutter contre les sources de contamination que vous aurez identifiées au travers de votre plan d’action.