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Qualité de l’air extérieur : les villes d’Europe aussi polluées que les villes d’Asie en février 2023

26/05/2024

Au cours du mois de février 2023, les pays d’Europe ont traversé des pics de pollution impactant les métropoles. D’après le dernier rapport de l’Agence européenne de l’environnement (AEE), les principales sources de pollution dans les villes sont les particules fines. Les seuils de dangerosité sont fréquemment atteints. Leur maîtrise devient un enjeu majeur de santé publique. Retour sur le phénomène de pollution aux particules fines, encore à l’œuvre dans certaines régions de France

 

Des alertes à la pollution aux particules fines en Europe début 2023

La pollution aux particules fines a été détectée au courant du mois de février sur l’ensemble du territoire européen. Ces épisodes font l’objet d’une communication auprès de la population afin de protéger les plus vulnérables des effets néfastes des polluants de l’air.

 

Les particules fines sont des éléments présents dans l’air extérieur, conséquences de certaines activités humaines, telles que le transport, l’agriculture intensive ou encore le chauffage. Elles ont pour particularité d’être très légères, au point de perdurer dans l’air et de pénétrer les voies respiratoires des êtres humains.

 

Ces pics de pollution rythment le quotidien de la population urbaine. Mais ce premier épisode en 2023 est particulièrement étendu. En France, les seuils d’alerte sont atteints dans la plupart des régions du pays, des Hauts-de-France jusqu’au pourtour méditerranéen. 

 

Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer cette situation particulière. L’hiver donne lieu chaque année à une hausse des émissions de particules en raison de l’utilisation des chauffages à combustion (bois, charbon, fuel). 

 

À cela s’ajoute un épisode anticyclonique couvrant la majorité des pays d’Europe. Le manque de pluie et de vent maintient une forte concentration de particules fines dans l’air, d’où l’épisode majeur de pollution auquel la population doit faire face.

 

Les particules fines sont présentes sur la quasi-totalité du globe, y compris au sein des zones les moins peuplées, telles que les forêts primaires. Les pics de pollution tendent à s’accentuer et à s’étendre, notamment en Europe. Les territoires très industrialisés sont les plus concernés. Après les villes d’Asie, les métropoles de l’Europe de l’Est et du Sud deviennent des zones à risque.

 

Les régions concernées par la pollution de l’air extérieur en Europe 

Les particules fines sont catégorisées selon leur taille de la façon suivante : 

 

  • Les PM 10 : particules dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres ;
  • Les PM 2,5 : particules dont le diamètre est inférieur à 2,5 micromètres ;
  • Les PM 1 : particules dont le diamètre est inférieur à 1 micromètre. Il s’agit alors de particules très fines.

 

Ces particules en suspension dans l’air sont assez nombreuses aujourd’hui dans notre environnement très urbanisé. Certaines sont primaires, car émises directement dans l’atmosphère, tandis que d’autres sont secondaires, consécutives à des réactions physico-chimiques. Voici les principales particules fines non naturelles :  

 

  • Les oxydes d’azote, émis au moment d’une combustion (chauffage, production d’électricité, moteurs thermiques) ;
  • Le dioxyde de soufre, émis à partir de la combustion d’énergies fossiles (fioul, charbon, gazole) ;
  • Les composés organiques volatils (COV), correspondant à des particules fines secondaires, présents dans les solvants ;
  • L’ammoniac, particulièrement présent dans le domaine agricole lors des épandages ;
  • Les hydrocarbures utilisés dans l’industrie.

 

La nature de la pollution émise par l’homme est contingente aux spécificités industrielles des pays. Ainsi, les pollutions au PM 10 concernent majoritairement les pays européens dans lesquels le secteur du bâtiment est bien implanté, source de grosses particules. Citons ici les pays d’Europe du Sud tels que l’Italie, la Bosnie, la Bulgarie ou la Turquie.

 

Les PM 2,5 sont étendus à de nombreux pays européens, sur des régions à forte densité. Cela étant, la pollution atteint davantage les pays d’Europe de l’Est en raison de leur recours massif au charbon. L’Allemagne et la Pologne sont particulièrement concernées.

 

La pollution aux particules fines : un enjeu croissant de santé publique 

Aujourd’hui, les seuils d’alerte en France et en Europe concernent uniquement les PM 10. Or, les particules les plus fines sont les plus nocives, notamment à partir de 2,5 micromètres. En effet, plus les particules sont fines, plus le taux de pénétration dans le corps est invasif : 

 

  • Les PM 2,5 pénètrent les voies respiratoires ;
  • Les PM 1 pénètrent les alvéoles pulmonaires ;
  • Les PM 0,1 pénètrent le système sanguin, et donc, le corps tout entier, avec des atteintes de différents organes, tels que le cerveau.

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère que la pollution atmosphérique représente aujourd’hui le plus grand risque environnemental pour la santé. La pollution de l’air cause plus de 7 millions de décès prématurés par an dans le monde, dont 42 000 en France.

 

Une exposition chronique aux particules fines génère de nombreuses maladies invalidantes : 

 

  • Maladies cardio-vasculaires ;
  • Cancers du poumon ;
  • Asthme et maladies chroniques.

 

Aujourd’hui, l’ensemble des franciliens est exposé à des particules fines dans des proportions allant au-delà des seuils de références. Les pics de pollution sont plus fréquents et leur répétition s’avère plus néfaste pour la santé de la population.

 

Comment contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air extérieur ?

Le phénomène mondialisé de l’urbanisation et de l’industrialisation accroît la complexité de la situation. Les sources de pollution de l’air sont imbriquées et deviennent difficiles à isoler, ce qui rend l’action ardue, d’où l’idée de la transition énergétique sur un plan global.

 

Sur les 7 millions de décès prématurés en raison de la pollution de l’air, 4 millions de ces pertes seraient dues au phénomène de pollution de l’air intérieur, en raison de notre sédentarité et de notre fréquentation massive d’établissements clos.

 

Le renouvellement de l’air intérieur reste important, même en cas de pics de pollution. Afin d’améliorer la qualité de l’air ambiant en toute circonstance, le recours à un purificateur d’air s’avère particulièrement efficace. La technologie de filtration permet de capter 99,995 % des particules fines présentes dans la pièce traitée.